Il a imprimé tout Wikipédia

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Michael Mandiberg, un artiste américain, présente depuis hier à New York sa dernière œuvre, l’impression sur papier et en 7600 volumes, de l’encyclopédie web Wikipédia ! Et elle est à vendre !

Michael Mandiberg est un artiste américain qui expose nombre de ses œuvres dans la galerie d’art Denny Galery au 261 Broome Street à New York. Depuis hier, il y expose une partie de sa dernière œuvre intitulée « Print Wikipedia ». Oui, une partie seulement car l’intégralité de cette œuvre nécessite un très grand volume d’exposition. Pourquoi ? Pour cette exposition nommée « From Aaaaa! to ZZZap! », il s’agit de présenter une énorme quantité de livres reliés, pas moins de 7600 livres en fait. C’est le nombre de volumes qu’il a fallu pour coucher sur papier l’intégralité de la fameuse encyclopédie Internet Wikipédia. Oui, il a imprimé tout Wikipédia, le gaillard !

De l’art ou du gâchis ?

Il a fallu près de 3 ans à Michael Mandiberg pour faire imprimer sur Lulu.com les 11Go de données contenus dans la version anglophone de l’encyclopédie universelle collaborative Wikipédia. Cette base d’information en perpétuelle évolution a été comme téléchargée à un instant T et tout a été stocké sur un disque dur afin d’envoyer l’intégralité de ces données à l’imprimeur. Il a donc fallu imprimer 7600 livres et les relier pour constituer la reproduction complète sur papier de Wikipédia en anglais. Sur ces 7600 volumes, les 91 premiers constituent à eux-seuls la simple table des matières. Quant à la liste des contributeurs à la rédaction de l’encyclopédie, elle tient sur les 36 derniers.

Il est difficile d’évaluer la quantité de papier utilisée car on ne connait pas le nombre de pages moyen de chaque volume mais cette quantité doit être colossale. Et visiblement, il ne s’agit pas de papier recyclé. Alors certains esprits chagrins crieront à n’en pas douter au « gâchis », au « massacre des arbres » au nom d’un art futile. L’artiste, qui base depuis des années son œuvre sur l’utilisation des livres, ne s’aventure pas sur ce terrain-là et préfère décrire sa dernière œuvre comme « un geste poétique face à la futilité de l’importance prise par la big data ».

wikipedia

Voici le responsable, Michael Mandiberg, et une autre de ses œuvres.

« Et il le vendent, ça ? »

Sachez qu’à l’issue des deux semaines de l’exposition, dès le 2 juillet prochain, cette œuvre et ses 7600 volumes seront disponibles à la vente au prix de départ de 500 000 dollars. On espère que vous avez une grande bibliothèque !

On sait que les écrits restent, que le papier à une durée de vie impressionnante. Alors si un jour Internet vient à s’arrêter ou à disparaître pour un temps, que toutes ses données soient perdues ou non (ce que de nombreux penseurs envisagent avec beaucoup de sérieux), il restera toujours ces quelques livres pour étancher votre soif de connaissances.

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