Le « viagra féminin » ne fonctionne pas comme vous le croyez

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Ces derniers temps, on parle beaucoup de ce médicament appelé « viagra féminin ». Mais ne vous y méprenez pas, il n’agit pas comme du viagra sur les femmes.

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) pourrait approuver un médicament appelé flibanserin et surnommé « viagra féminin ».

Le régulateur américain a jusqu’au 18 aout pour prendre sa décision finale mais cependant, la bonne nouvelle pour ceux qui sont pour l’approbation de ce médicament, c’est qu’un comité d’expert consulté par la FDA a voté pour, à 18 contre 6, à condition que le laboratoire qui l’a développé prenne toutes les précautions pour en réduire les risques pour la santé.

Après, il ne faudrait pas se méprendre sur la manière dont agit le « viagra féminin ». Contrairement au viagra de Pfitzer qui, chez les hommes, va diriger le sang pour permettre d’avoir une bonne érection, le viagra féminin « est conçu pour aider les femmes à booster le désir sexuel psychologique. Pour ce faire, ce médicament est pris quotidiennement et, au fil du temps, peut affecter le niveau de certaines substances chimiques dans le cerveau ».

C’est comme ça que c’est expliqué par Erin Brodwin, journaliste spécialiste de l’actualité scientifique, sur Business Insider.

Bat Sheva Marcus, spécialiste des dysfonctionnements sexuels, explique même que c’est ridicule d’appeler ça le viagra féminin. Il s’agit d’un médicament qui pourrait être pris quotidiennement pour avoir plus de désir (ça se passe dans le cerveau) et non pour préparer un acte sexuel.

Après, son efficacité est encore très contestée. « Bien qu’il ait été efficace dans les essais en augmentant le nombre de relations sexuelles satisfaisantes chez la femme, il n’a pas amélioré le désir sexuel – la chose même pour laquelle le médicament a été conçu », explique Erin Brodwin.

Plus précisément, durant les essais, les femmes qui ont pris le viagra féminin sont en moyenne passées de 2,8 relations sexuelles satisfaisantes à 4,5 par mois. L’ennui, c’est que chez celles qui ont pris un placebo, c’est aussi passé de 2,7 par mois à 3,7. Mais le laboratoire Sprout Pharmaceuticals, qui a conçu le médicament, estime que la différence est suffisante pour que l’on rende le médicament disponible. Histoire à suivre.

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