Quelques jours après son lancement, le « Facebook » nord-coréen est déjà piraté

0

La Corée du Nord fait souvent la « une » de l’actualité pour les excentricités de son dictateur et les menaces de guerre. Pourtant, cette fois le régime Nord-coréen fait parler de lui dans la rubrique high-tech.

La Corée du Nord qui avait lancé une version maison de Facebook il y a seulement quelques jours et baptisée StarCon, vient de se faire pirater par un adolescent qui vient tout juste de fêter ses 18 ans. Cet Écossais n’a pas eu à se creuser beaucoup les méninges, car les développeurs qui ont créé ce clone de réseau social n’ont pas pris la peine de changer leurs identifiants « admin » et mot de passe « password » !

StarCon : le Facebook nord-coréen hors ligne après son piratage

Dans un pays où presque personne ne peut se connecter à internet, on peut comprendre que les développeurs ne doivent pas être trop au fait de la technologie, on peut donc aisément leur pardonner cette boulette. En revanche, là où on se demande à quoi ils pensent, c’est en lançant un réseau social… Sans utilisateur. Le pays ne compte que 7200 internautes et StarCon n’affichait que 137 utilisateurs dont de nombreux trolls en train de s’amuser…

En effet, le jeune homme ayant mis sa découverte en ligne de nombreuses personnes en ont profité pour créer des profils sur StarCon et finalement il y a au moins quelques profils fantômes. Le réseau social nord-coréen a depuis été supprimé et il ne fait aucun doute que des têtes tomberont (littéralement) pour cet affront au leader. Les fausses pages à l’effigie du dictateur ont dû toucher ce dernier dans son égo surdimensionné.

Certains contestent cependant que cela soit la Corée du Nord qui a mis en ligne le site StarCon et envisagent plutôt son voisin, qui aurait cherché à proposer un outil divertissant pour avoir un panorama des personnes disposant d’internet. Une théorie pas si improbable, car le nom de domaine indique la Corée du nord, alors que les quelques sites présents dans ce pays ont généralement recours à des domaines chinois.

Source

commentaires